Le Laos, au cœur de la péninsule indochinoise
Le pays s’étend sur environ 1000 km du Nord au Sud mais n’est parfois large que d’une centaine de kilomètres. Les montagnes et plateaux occupent 70% du territoire.
Au Nord, l’altitude moyenne est de 1500m et le relief est très accidenté. Le Phou Bia y culmine du haut de ses 2817m. En son milieu s’étend le Khammouane avec ses impressionnants monts karstiques. A l’est, la Cordillère annamitique forme l’essentielle de la frontière avec le Vietnam et s’élève en moyenne à 1200m. Au Sud, les Bolovens sont une région de moyens plateaux. Leur climat doux est propice à la culture et en fait une zone agricole majeure (riz, café, thé, hévéas…)
Le reste du pays est essentiellement occupé par la vallée du Mékong qui se termine en un vaste archipel fluvial à l’approche de la frontière avec le Cambodge.
Un potentiel à exploiter
Pays essentiellement agricole, l’économie du Laos est toujours une économie de subsistance. Le riz, aliment de base, est la principale culture. Il s’agit d’une variété particulière, le « riz gluant » (khao niao) riche en amidon et ne contenant pas de gluten alimentaire. Les autres cultures sont pratiquées à plus petite échelle : maïs, fécules, arachides, coton et tabac… Grâce à leur climat plus doux, les plateaux comme les Bolovens, cultivent thé, café, hévéas, litchis… Le café lao a la réputation d’être parmi les meilleurs au monde.
Le bois est, après le riz, la principale production du pays. Les sommets montagneux sont très boisés et représentent un important enjeu économique basé sur l’exploitation des bois exotiques.
Il n’existe pas d’industrie lourde au Laos mais le pays possède d’importantes ressources minières et énergétiques : étain, charbon, minerai de fer à haute teneur en zinc, plomb, cuivre, or, saphirs et rubis…
L’hydroélectricité, destinée à l’exportation, contribue pour une large part aux revenus du pays et les barrages sur les affluents du Mékong sont de plus en plus nombreux. Le Laos a l’ambition de devenir la véritable centrale électrique de la péninsule.
Ces barrages font polémique sur le plan écologique mais le gouvernement essaie de faire profiter le plus grand nombre de cette manne économique. Il conditionne notamment les droits d’exploitation à des mesures sociales fortes en faveur des habitants délocalisés fixant des règles qui se veulent exemplaires pour des projets d’une telle envergure. Par ailleurs, le Laos fait partie intégrante de la Mekong River Commission dont le siège est à Vientiane. Le rôle de ce comité est de veiller aux intérêts partagés des pays riverains du grand fleuve.
Le tourisme est la première source de devises (avant l’hydroélectricité). Après les déconvenues engendrées à Vang Vieng par des jeunes occidentaux en mal de décadence à l’ouverture du pays, le gouvernement a redressé la situation et s’est fixé pour objectif de faire du Laos une destination de réputation mondiale en termes de tourisme durable et d’écotourisme. Le Conseil européen du Commerce et du Tourisme a récompensé le pays comme ‘Meilleure destination touristique mondiale’ en 2013.